AUXONNE : UNE PISCINE DE L'EFFROI À L'EMPIRE - du 13 septembre 2025 (Jour 446 de la nouvelle ère de Chantecler)
13 sept. 2025AUXONNE : UNE PISCINE DE L'EFFROI À L'EMPIRE - du 13 septembre 2025 (Jour 446 de la nouvelle ère de Chantecler)
La récente rentrée cinématographique à L'Empire nous amène à différer la suite de notre série « rentrées » entamée dans le précédent article en lien ci-dessous
AUXONNE : RENTRÉES DE CHANTECLER D'AUJOURD'HUI ET D'HIER (1) - du 10 septembre 2025
Pourquoi me direz-vous, aimables lecteur(e)s, ces coqs à l'âne permanents, perturbant votre paisible lecture de notre blog Chantecler?
Permettez-moi d'abord de vous dire que ces prétendus « coq à l'âne » sont les indices d'une capacité d'adaptation de Chantecler à l'actualité.
Rien ne me permettait de prévoir qu'une « piscine de l'effroi » m'attendrait à l'écran, le jour de l'ouverture de la nouvelle saison de L'Empire.
On pourrait certes me rétorquer que la bande-annonce (ou trailer comme disent les initiés) du film comporte un fragment de la scène de la « piscine de l'effroi » de notre titre, et que ma fréquentation assidue de la salle implique que je l'aie vue.
Tel est en effet le cas, mais en cette période de la mi-août, à partir de laquelle l'Empire a fermé, notre piscine à nous n'était encore pas à la une. Et ce court fragment de la scène aquatique est passé devant mes yeux sans me laisser ni inspiration, ni impression particulière.
Il n'en est pas de même, toujours dans ce trailer, de certaines scènes de piqûres et tatouages et, plus encore, de ces lits d'hôpitaux remplis de corps malades, décharnés et comme statufiés en marbre qui s'effritent, se délitent et tombent en miettes.
Un jeune critique belge, Louis LECONTE, étudiant en études cinématographiques à l'Université libre de Liège, écrit, quant à lui, dans la revue en ligne « Le Rayon vert » :
« Une scène pour les réunir toutes ? Celle de la piscine, dans laquelle Alpha subit le harcèlement de deux camarades de classe. S'enchaînent alors : coups (sur une porte de vestiaire), crachats dans la figure, re-coups, tentative de noyade, fuite, re-re-coup sur la tête d’Alpha (avec un gros bong en prime), effluves de sang dans l’eau, et final en apothéose avec un discret mouvement de grue qui élève la caméra vers un plan large du bassin se vidant de ses baigneurs prépubères, comme la mer se vidait dans Jaws. L’image marque la rétine, il faut bien l’admettre. Elle entérine aussi le constat que la thématique du harcèlement se dissout complètement dans la pulsion du spectaculaire et du tape-à-l’œil. »
Jaws, en bon français, c'est Les dents de la mer (1975).
Pour notre compte et pour remonter beaucoup plus loin dans le temps, ce tableau, tout au long du film, d'une famille toxique qui se déchire et se délite, nous a rappelé, toutes proportions gardées, certaines images de Théorème de Pier Paolo Pasolini (1967).
On y assiste à la catharsis d'une autre famille toxique, lombarde et bourgeoise celle-ci, dans laquelle l'irruption d'un jeune homme, ange étrange, libère les passions bridées du père, de la mère, de la fille et du fils et nous conduit d'un univers rangé, étouffant et corseté jusqu'à l'enfer des sens et à des scènes bibliques dénudées dans le désert.
Les fans pourront consulter à ce propos le Cours Ciné de Romain Raimbault
[Cours Ciné] L3 Théorème de Pier Paolo Pasolini Podcast
Claudi vous offre, comme à l'ordinaire, et toujours extraordinaire, son image du jour !
C.S. Rédacteur de Chantecler,
Auxonne, le 13 septembre 2025 Jour 446 de la nouvelle ère de Chantecler)
Publié dans Côté cinéma
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