BONAPARTE À AUXONNE : UNE TASSE DE LAIT EN FLORÉAL (5) – du 22 juillet 2026 (Jour 758 de la nouvelle ère de Chantecler)

 

Dans le précédent article de notre série nous découvrions un personnage particulier à divers titres : Louis-Antoine Fauvelet de Bourrienne (1769-1834)

Dès l'origine, il partageait certains traits communs avec Bonaparte : la date de naissance tout d'abord, Bonaparte est né le 15 août 1769 et Bourrienne le 19 juillet 1769. Le premier est né à Ajaccio, le second à Sens.

Tous deux, comme nous l'avons déjà vu, furent élèves à Brienne dans les mêmes années.

Une différence essentielle toutefois, Bonaparte devait acquérir la gloire militaire que l'on sait, Bourrienne ne devait pas le suivre dans cette voie et pourtant ce sont les guerres d'Italie du Directoire et du Consulat qui les rapprochèrent.

Pour les séparer ensuite définitivement.

En ce qui concerne le rapprochement, voire l'intimité des deux personnages sous le Directoire puis le Consulat, notre précédent article en lien ci-dessous pourra vous éclairer.

BONAPARTE À AUXONNE : UNE TASSE DE LAIT EN FLORÉAL (4) - du 24 mai 2026

Le rapprochement des deux personnages se produit à l'initiative de Bonaparte qui tirera son ancien camarade de Brienne d'un mauvais pas.

Nous avons puisé quelques renseignements à ce propos dans une notice sur Bourrienne diffusée par la Société d'histoire de la police. En effet, Bourrienne, ayant été Préfet de police sous la seconde restauration de 1815 fait l'objet d'une notice à ce titre.

Mais on y apprend d'autres choses sur le personnage : son aptitude pour les langues étrangères et son goût pour la carrière diplomatique qui le conduisent en Autiche, en Saxe où il se marie ainsi qu'en Pologne. Nommé secrétaire d'ambassade à Stuttgart en août 1792, il reste en Allemagne par la suite n'obéissant pas à la consigne donnée aux agents français à l'étranger de rentrer en France. Il n'y revient qu'en 1795 où il retrouve Bonaparte à Paris. Arrêté comme émigré à Paris en 1796, il doit son salut à l'intervention de Bonaparte qui le prendra comme secrétaire intime à son service au cours de l'année 1797.

C'est à ce titre qu'il s'arrêta à Auxonne le18 floréal an VIII (8 mai 1800) et rédigea la lettre évoquée dans nos précédents articles.

Cher(e) lecteur(e), en le rédigeant, je sens déjà que tu vas trouver mon article indigeste. Claudi en me lisant commence à bailler sévère ! Il me tend le grand livre de Job (pas celui de la Bible ! Celui du célèbre dessinateur ouvert à la page 60.

J'avoue qu'il ma tiré une belle épine du pied en m'ouvrant ce Bonaparte illustré par Job (Paris, Boivin &Cie, 1910), un livre grand format plutôt mince, un grand livre en un mot pas un gros !

Mais avant de déguster ce petit chef-d'œuvre, je voudrais vous rapporter un petit potin qui montre bien la proximité qu'entretenait les couples Bonaparte et Bourrienne lors de l'été de l'An VIII

Les couples Bonaparte Joséphine et le couple Bourienne étaient vraiment très proches comme le démontre ce petit potin rapporté dans La clef du cabinet des souverains du « sextidi 26 thermidor an VIII de la République » en page 7. Le plus simple est de vous offrir un extrait du document en prime

Revenons à JOB et à son livre qui illustre en paroles et en images les facéties parisiennes du Premier Consul et de son secrétaire intime

 

La suite au prochain numéro pour clore enfin cette série dans un ton moins serein.

Bonaparte et Bourrienne vus par Job et Vandal

Bonaparte et Bourrienne vus par Job et Vandal

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 juillet 2026 (Jour 758 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Boissons impériale

 

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