AUXONNE : « L'INCONNUE » À L'EMPIRE – du 05 octobre 2026 (Jour 833 de la nouvelle ère de Chantecler)

 

Comme notre précédent article en lien ci-dessous

AUXONNE : DU PATRIMOINE AU PASSÉ SIMPLE – du 01 octobre 2026

le présent conduira encore une fois nos distingué(e)s lecteur(e)s au cinéma municipal « L'EMPIRE » pour un tout autre thème que le patrimoine et sa restauration.. sinon par la mémoire photographique de celui-ci comme nous le verrons plus loin.

Il est fort probable aussi que parmi notre lectorat peu de personnes ait vu à « L'EMPIRE » le film thème de notre article du jour : « L'inconnue » de Arthur Harari.

À l'appui de cette supposition, je signale que j'étais seul dans la salle lors de la séance du 27 septembre à laquelle j'ai assisté et qu'au guichet, en prenant mon billet, j'ai appris qu'il en était de même à la précédente.

Dans cette solitude, il me fut donc impossible de sentir la « respiration » de la salle et de recueillir les impressions de sortie.

La particularité de ce film est d'avoir été inspiré par une bande dessinée écrite par Arthur Harari en collaboration avec son frère Lucas Harari.

Cette bande dessinée constitue en quelque sorte la matrice graphique du film tourné majoritairement en décors intérieurs, décors sombres voire oppressants constituant le cadre des métamorphoses tant psychiques que physiologiques des deux membres d'un couple homme/femme très particulier.

Le personnage principal masculin David Zimmermann est incarné par Niels Schneider qui s'est imposé pour la circonstance une émaciation spectaculaire le transformant en ecce homo...

Émaciation qui contraste avec les rondeurs de sa partenaire Eva Helsinger incarnée dans le rôle principal féminin par Léa Seydoux.

Nous n'insisterons pas sur l'aspect complexe du film évoqué ci-dessus, renvoyant nos lecteurs aux critiques disponibles pour consacrer notre essai de critique aux thèmes et au scènes qui ont particulièrement retenu notre attention.

Le thème de la photo d'abord et en particulier de la photo comme témoin d'évolutions des paysages urbains.

Ce thème est largement développé par l'apparition à l'écran de nombreuses vues empruntées aux albums du père disparu de David Zimmermann, véritable mine documentaire constituée de cartes postales et de clichés couvrant le siècle dernier et relatifs à la banlieue parisienne (Chaville, Courbevoie...) et que David conserve et consulte pieusement.

Cette collecte photographique nous a remis en mémoire un film de Zabou Breitman projeté à l'Empire au printemps de l'an dernier.

Nous avions donné à l'époque un compte-rendu de cette projection dont nous vous livrons un extrait

« Précisons sans entrer dans les détails que le film « Le garçon » que nous avons vu avec émotion et admiration est une comédie dramatique-documentaire réalisée par Zabou Breitman et Florent Vassault à partir d'un lot de photos d'une famille inconnue déniché en brocante.

Florent Vassault a joué le rôle d'enquêteur documentaliste dans l'identification d'un « garçon » attachant représenté sur ces photos dans une longue recherche des gens et des lieux. En quelques jours, Zabou Breitman, avec le concours d'acteurs a tourné la partie proprement cinématographique.

Le travail de Florent Vassault nous a passionné, et pour cause, nous nous sommes attaché, dans les années 2010 a faire parler un lot de photos et de documents écrits déniché sur le banc d'un brocanteur dijonnais. »

Les cinéphiles curieux pourront lire l'intégralité de cet article grâce au lien ci-dessous

AUXONNE, « LE GARÇON » DU CANTON SUR LE BANC D'UN BROCANTEUR (1) - du 09 avril 2025

Pour en revenir à  « L'inconnue », le dénouement du film, tourné en décors extérieurs contraste grandement avec le côté obscur et nocturne qui l'a précédé : un mariage en terrasse sur les quais de la Loire à Ingrandes-sur-Loire (Maine et Loire), un grand pont suspendu enjambant les flots tumultueux de la Loire c'est là que se dénouera tragiquement le drame ouvrant sur l'avenir des raisons d'espérer.

En pleine lumière, entre retrouvailles et obsèques, le spectateur trouvera finalement une lueur d'espoir au bout du sombre tunnel existentiel où l'aura conduit le film.

En illustration du jour : la Loire et le pont d'Ingrandes-sur-Loire (Maine et Loire).

 

Auxonne, l'inconnue à L'Empire

Auxonne, l'inconnue à L'Empire

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 5 octobre 2026 (Jour 833 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

Retour à l'accueil