AUXONNE OU L'EMPIRE DES MUSÉES ? (2) - du 15 avril 2024 (J+5597 après le vote négatif fondateur)

 

Dans notre précédent article en lien ci-dessous nous évoquions en particulier un article paru dans Le Bien Public du 9 courant et intitulé « Auxonne Une pièce musée sur Napoléon va être inaugurée au 511ème Régiment du train ».

AUXONNE OU L'EMPIRE DES MUSÉES ? (1) - du 10 avril 2024

L'article précisant que « Cette salle a été créée avec du mobilier récupéré dans différents lieux afin de recréer un bureau, un lit, mais aussi une vitrine qui contient la collection personnelle de l'adjudant-chef Stéphane » nous nous permettions de juger que l'appellation de musée pouvait prêter à confusion compte tenu du fait que les objets réunis dans cette salle ne nous semblaient pas, jusqu'à preuve du contraire, d'authentiques de pièces de musée au sens strict.

Nous soulignions par ailleurs la présence à Auxonne de « deux lieux d'intérêt historique évident et reconnu : La chambre de Bonaparte et le Musée Bonaparte, ce dernier fermé depuis plus de dix ans ». 

Nous annoncions enfin notre intention de reparler ultérieurement « de ces authentiques lieux d'histoire et de leur situation actuelle ».

Le présent article, ainsi que le suivant, seront donc consacrés au local de l'enceinte militaire du Quartier Bonaparte désigné de nos jours comme étant la Chambre de Bonaparte.

Des sources sûres attestent l'occupation effective de ce lieu par Napoléon Bonaparte et son jeune frère Louis au cours de l'année 1791.

Notons qu'un autre local, situé au sein du même Quartier Bonaparte fut occupé par Bonaparte au cours des années 1789 et 1790

À propos des chambres du lieutenant Bonaparte (et de leur mobilier) à l’École Royale d’Artillerie d’Auxonne, actuel Quartier Bonaparte, on trouvera chez plusieurs auteurs diverses descriptions.

Citons à destination des plus curieux de nos lecteurs quelques ouvrages d’auteurs dignes de foi dont les textes sont accessibles et disponibles en ligne sur Bnf Gallica. En voici une courte liste (nous indiquons pour chacun d’eux les pages relatives à la (aux) chambre(s) de Bonaparte à l’École Royale d’Artillerie d’Auxonne et à leur mobilier :

PICHARD Claude, Napoléon Bonaparte à Auxonne, Auxonne, Saunié, 1857 (pp.11 et 12, 37

et 38)

DU TEIL, Baron Joseph, Napoléon Bonaparte et les généraux du Teil, Paris, Picard, 1897, (pp. 55 à 57)

Nous n’alourdirons pas inutilement cette bibliographie indiquant seulement le remarquable ouvrage du Chef de Bataillon Maurice BOIS, officier au 10ème de ligne à Auxonne à l’époque de la publication : BOIS Maurice, Napoléon Bonaparte Lieutenant d’artillerie à Auxonne, Paris, Flammarion, 1898, non disponible sur Bnf Gallica.

Dans l’avant-propos à son ouvrage (SAVANT Jean, Napoléon à Auxonne, Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1946 non disponible sur Bnf Gallica ) paru un demi-siècle plus tard, Jean Savant rendra d’ailleurs un juste hommage au travail scrupuleux du Commandant Bois.

On doit aux artilleurs du 1er Régiment d'Artillerie Divisionnaire, en garnison à Auxonne entre les deux guerres mondiales et à leur chef de Corps le colonel Marey-Monge l'initiative, en tant qu'héritiers naturels du Régiment de La Fère, d'avoir pour la première fois immortalisé dans le marbre la présence de Napoléon Bonaparte dans l'actuel Quartier Bonaparte.

En 1970, lorsque j'accomplis les 6 derniers mois de mon service militaire à AUXONNE au 511ème Groupe de Transport avec le grade de sous-lieutenant, la chambre de Bonaparte ne comportait aucun mobilier.

DE LA MÉDITERRANÉE À AUXONNE, PÉRIPLE D’UN LIEUTENANT EN SECOND (1) - du 1er décembre 2022

Je rends hommage à présent au Lieutenant-Colonel Lascaray, Chef de Corps du 511ème Groupe de Transport, que nous avons eu l'honneur de connaître et de fréquenter ma défunte épouse Martine et moi-même, à propos d'histoire militaire locale.

Officier féru d'histoire, il fut l'initiateur, à la fin des années 1970 de la restauration de la Chambre de Bonaparte et de son ameublement. Ce sobre ameublement réunissait initialement quelques habiles copies réalisées en chêne sur le modèle d'originaux conservés au musée des Invalides.

Il semblerait toutefois que cette sobriété initiale ait pâti, au cours des dernières années d'un certain encombrement dommageable au caractère spartiate initial du lieu.

Il ne nous appartient pas, dans le cadre restreint de ce blog, de nous faire l'historien du mobilier de cette chambre. Les sources sur ce point sont souvent contradictoires et sujettes à caution.

Nos lecteurs les plus fanas Napo, curieux des « originaux conservés au musée des Invalides », pourront se reporter à l'un de nos précédents articles.

BONAPARTE À AUXONNE : HOMMAGE AUX OUBLIÉS DE LA CITÉ IMPÉRIALE (2) - du 17 septembre 2022

Dans notre prochain article, nous tenterons d'offrir à nos lecteurs « un grand écart historique » à propos de la Chambre de Bonaparte.

Grand écart pour le moins acrobatique, entre une découverte télévisuelle de l'aspect actuel de la Chambre de Bonaparte et la description d'un témoin oculaire dolois de 1791.

Ce dernier, homme de culture et d'importance, dont la fréquentation compta beaucoup pour Bonaparte au cours du premier semestre 1791.

Il n'est pas impossible que son témoignage ait inspiré, par des voies improbables, le célèbre imprimeur et lithographe Brégeaut auteur d'un manuel Roret

Auteur surtout, d'une lithographie de la chambre de Bonaparte, jadis visible au Musée Bonaparte, fermé depuis 2012 pour une durée indéterminée.

Claudi l'entrouvre aujourd'hui pour vous en publiant, en illustration du jour, cette fameuse lithographie....

À bientôt ! Pour le grand écart !

 

La Chambre de Bonaparte vue par Brégeaut

La Chambre de Bonaparte vue par Brégeaut

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 avril 2024 (J+5597 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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