TOURISME,1950 : AUXONNE JOUE LA CARTE BONAPARTE - du 24 mars 2026 - (Jour 638 de la nouvelle ère de Chantecler)

 

La fièvre municipale, tout comme l'écharpe, sont à présent passées.

AUXONNE : L'ART DE PASSER L'ÉCHARPE TRICOLORE- du 20 mars 2026

Passées aussi les poussées de fièvre électorale.

Revenons donc, au-delà de l'éphémère, aux permanences qui, à travers le temps, dessinent les traits de notre cité.

En quelques décennies, ces traits ont changé et il faudrait être intellectuellement myope pour ne pas s'en rendre compte. L'oignon et l'asperge, ne sont plus à présent que des fantômes du passé ayant déserté nos champs reconvertis à d'autres cultures. De notre industrie sidérurgique centenaire, le cœur d'acier, lui aussi a définitivement cessé de battre.

AUXONNE, CŒUR D'ACIER (2) - du 13 décembre 2023

En nos temps d'obsolescence programmée, de boutiques éphémères et de mémoire courte subsiste pourtant, dans notre cité un patrimoine historique indéniable. Patrimoine maintes fois décrit et défendu depuis deux siècles par des générations d'érudits locaux, et promu après la seconde guerre mondiale par nos élus municipaux dans le cadre un projet de développement touristique.

En parcourant la presse locale du temps nous donnerons un bref aperçu de ce réveil touristique de 1950 évoqué dans notre titre, sans nous départir du trait humoristique propre à ce blog et qui jaillissait volontiers sous la plume alerte des journalistes d'alors.

Dans l'article cité plus haut « AUXONNE, CŒUR D'ACIER (2) - du 13 décembre 2023 », nous évoquions le tableau florissant de notre industrie sidérurgique en 1950 en référence à un article du journal régional  La Bourgogne Républicaine.

En référence au même article, brossons à présent un portrait sommaire du réveil touristique auxonnais des années 1950 dans lequel Bonaparte, aux yeux de la presse, semblait bien un atout majeur.

La qualité typographique de notre document étant assez mauvaise, nous citerons ici le paragraphe qui nous est apparu le plus intéressant tant dans son aperçu de la situation de la garnison auxonnaise en 1951 que par le caractère visionnaire du journaliste qui avec humour préfigure les récentes « Journées napoléoniennes » de 2023.

« Il suffit au flâneur qui longe le quartier d'artillerie de dépouiller les militaires baguenaudeurs de leur kaki impersonnel et de les revêtir en pensée des uniformes rutilants d'antan pour se replonger en pleine période bonapartiste »

En fait, dès 1988, année du bicentenaire de l'arrivée de Bonaparte à Auxonne, les uniformes rutilants défilaient devant l'ex-quartier d'artillerie, dans la rue du 8ème Chasseurs. 

8ème Chasseurs ? Il s'agit d'un régiment de cavalerie légère le 8ème Régiment de Chasseurs à Cheval qui occupa le Quartier Marey-Monge jusqu'aux veilles de la Grande Guerre, remplacé à ce moment par le 8ème Dragons.

Vous aimeriez découvrir le 8ème Chasseurs ? Un très récent article, original et plein de chaleur, publié dans notre blog « auxonne-patrimoine » vous en offre la possibilité

AUXONNE : MARRONS CHAUDS AU 8ème CHASSEURS

Claudi vous offre pour conclure son image du jour, inspirée des archives de Martine, organisatrice des manifestations du bicentenaire de 1988 ...

Auxonne, le bicentenaire Bonaparte, 19 juin 1988

Auxonne, le bicentenaire Bonaparte, 19 juin 1988

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